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6 au 10-04-1996 – Canyon Lozère

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Lozère (30) – 6 au 10-04-1996 – Canyon Lozère

CRAD : Roro, J’en Pète, Bob, Chonchon

 

C’est pour travailler notre “endurage” -voir Jean-Père pour l’étymologie du mot- que nous partîmes, Roro, Bob. Jean-Pète et Chonchon dans les Cévennes, charmant endroit au demeurant, avec des villages typiques et pittoresques tels L’Esperou et ses immondices que la neige n’arrive même pas à recouvrir, ses formidables locations de skis et de luges collées les unes aux autres, bref un joli petit village de montagne qui sent bon le pigeon et le faisan.
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Mont Aigoual – Chonchon – Bob – Roro

Cela dit nous n’étions pas là pour faire du tourisme mais pour 3 jours de canyon. Le problème, c’est que d’une part au mois d’Avril il y a la fonte des neiges, mais surtout qu’il venait d’en tomber 2 mètres en mars. On pouvait se poser des questions sur la marche à suivre pour atteindre le haut des canyons, tant et si bien qu’on a eu effectivement des problèmes la première journée.

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J’en Pète à la descente

Comme dit un vieux proverbe cévenol : “le sommet du mont Aigoual enneigé, c’est la couille assurée”. Oh, certes, il y a eu des moments cocasses. Quatre pingouins en néo sur la neige et au milieu des skieurs, pour passer pour des cons, on peut difficilement faire mieux. Solution de rechappe: direction la cascade d’Orgon, moins haute mais qui reste très rapide. On se souviendra du départ aérien de la grande cascade, où Roro a privilégié la technique du genou qui bloque la corde et du ramping dans la roche, ainsi que du toboggan-tremplin qui, il faut bien le reconnaître, était hors limite vu la quantité d’eau. Mais bon, nous, on n’a fait que regarder, hein, c’est vous qui voyez. Bref, une bonne mise en jambes, un peu chiante sur la fin, surtout si on tient compte des bleus, des néo déchirées, d’un shunt envolé et d’une corde bien entamée.
Le second jour fut plus calme, avec Bramabiau et son savoureux départ au milieu de péquenots flashant à tout va. Belle cavité, peu de remous, une bonne cure de Thalasso, ce dont nous avions tous besoin.
Troisième jour, direction canyon de Cassanas. C’était un de ces jours où la connerie était encore au rendez-vous. Prendre deux kits de corde et un kit de bouffe, c’est normal, seulement on ne s’est jamais servi de la corde.
Mais on est des vrais, alors !
Très joli départ dans un petit torrent. où l‘on maîtrise aisément la situation; sauf Robert. Alors qu’on était tous les trois dans l’eau, il se met à prendre le chemin, allez savoir pourquoi : il avait sans doute déjà peur. On s’est quand même aperçu qu’il avait toujours la main à son cul, normal pour Bob, me direz-vous, mais là, cela en devenait inquiétant. je me suis même demandé si J’en-Père n’y avait pas été un peu trop fort cette nuit… Mais non : Bob avait seulement rencontré un de ces rochers qui vous laisse un souvenir profond.

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Vas-y, saute ! Ça craint rien !

Toujours est-il que nous arrivâmes à la première cascade, d’où l’utilité de la corde. Le problème c’est qu’il n’y avait pas d’amarrage, et ma foi, c’était tant mieux : une fois arrivés en bas par le chemin, quand on a vu qu’à la place de la cascade ils avaient greffé une gigantesque trombe d’eau avec un remous aspirant en prime, ben on s’est dit qu’on la ferait une autre fois. La suite s’est faite de sauts, de glissades plus ou moins bien maîtrisées au fur et à mesure de la descente. A propos de descente. Roro a pu mettre au point la délicate mais très appréciable technique dite ‘du Cobaye‘ :

Roro : – Vas-y. saute !!!
Bob : – Eh, arrête, ça craint !?!
Roro : – Mais non, c’est pas profond ! Alors, t’as peur ?
Bob : – Beuh, non. mais si y a un rocher, hein ?!?
Roro : – Mais non, j’te dis !!! Allez SAUTE, BORDEL !!!

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